Soutenir les femmes victimes de violences sexuelles en République Démocratique du Congo

11 juillet 2016

En République Démocratique du Congo, l'association Lysistrata et la plateforme SAFDF se battent contre les violences sexuelles dont sont victimes de nombreuses femmes, dans un climat d'indifférence et d'impunité. La Fondation RAJA-Danièle Marcovici soutient leurs actions depuis 2015.

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Depuis de nombreuses années, la région du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC) est le théâtre de violences extrêmes. Les filles et les femmes risquent quotidiennement d’être victimes de violences sexuelles, qui sont largement utilisées comme arme de guerre. Alors que les agresseurs restent impunis, les femmes victimes souffrent d’importantes séquelles physiques et psychologiques si elles survivent. Elles risquent également d’avoir été contaminées par le VIH ou de subir une grossesse issue du viol dans une région où les services de santé sont quasi-inexistants.

Depuis 2007, l’association française Lysistrata, fondée à l’initiative de Titouan Lamazou, soutient des femmes congolaises qui se battent pour faire face ensemble aux violences et à l’impunité. Elles ont créé la plateforme SAFDF (Solidarité des Associations des Femmes pour le Droit des Femmes et de l’Enfant) qui regroupe plusieurs associations locales spécialisées dans la prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles.

Seule structure de la région à proposer un soutien à ces femmes, la SAFDF, grâce à la complémentarité des associations qui la compose, prend en charge les femmes sur les plans psychologique, médical, juridique et social, et les accompagne dans leur réinsertion. 1 000 femmes victimes de violences sexuelles sont ainsi accompagnées chaque année.

La SAFDF a aussi formé 120 femmes « relais terrain », qui permettent à la fois l’identification des victimes, leur prise en charge rapide et leur référencement si nécessaire vers les structures les mieux équipées de la zone (hôpitaux, cliniques…).

« L’action de la SAFDF, qui est la seule à agir contre les violences sexuelles dans la zone, est indispensable dans un contexte où les violences ne faiblissent pas et où l’impunité règne. Petit à petit, les femmes ont davantage conscience de leurs droits, et elles savent vers qui se tourner quand elles ont besoin d’aide », explique Claire Berthomieu, responsable de Lysistrata.

L’expertise de la plateforme SAFDF est aujourd’hui reconnue par les pouvoirs publics qui lui ont confié la coordination d’un groupe de travail sur les violences sexuelles réunissant ONG et acteurs institutionnels.

Depuis 2015, la Fondation RAJA-Danièle Marcovici soutient l’action de Lysistrata pour renforcer les capacités des associations de la plateforme SAFDF et permettre la prise en charge d’un plus grand nombre de victimes. 1400 filles et femmes victimes de violences vont ainsi pouvoir être accompagnées en 18 mois.

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