Guillaume Gouffier Valente : défendre la diplomatie féministe dans un monde en recul
Guillaume Gouffier Valente est député de la 6ème circonscription du Val-de-Marne, qui couvre les villes de Vincennes, Fontenay-sous-Bois et Saint-Mandé. Élu une première fois en 2017, 2022, puis à nouveau en 2024, Guillaume Gouffier Valente a été membre de la commission de La Défense et est désormais secrétaire de la commission des Lois de l'Assemblée nationale. Attaché aux enjeux d'égalité de genre, il est vice-président de la délégation aux droits des femmes, où il a pu notamment porter une loi de lutte contre les violences conjugales qui a permis la reconnaissance du suicide forcé et la levée du secret médical. Il est également un fervent défenseur des droits et santé sexuels et reproductifs, il a été rapporteur du projet de loi visant à introduire dans la constitution la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse. Dans la continuité de cet engagement, il est désormais président du Forum parlementaire européen pour les droits et santé sexuels et reproductifs.
17 avril 2026
Vous présidez le European Parliamentary Forum for Sexual & Reproductive Rights, qui a récemment publié La Nouvelle Vague, une étude révélant que plus d’un milliard de dollars ont été investis en Europe pour soutenir des mouvements opposés aux droits des femmes. Comment analysez-vous la structuration de ces réseaux en France ? Quelles formes prennent concrètement leurs actions, et quels sont aujourd’hui les signaux – visibles ou plus diffus – qui doivent nous alerter ?
Avant même le seuil symbolique du milliard de dollars, le principal enseignement du rapport La Nouvelle Vague, tient à la structuration progressive de ces mouvements et à leur mutation profonde. Nés dans les années 1970 aux États-Unis autour de la contestation du droit à l’avortement, ils se sont consolidés dans les années 1990 en s’opposant aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive, puis élargis à la lutte contre le mariage pour tous. Leur écosystème est hétérogène : associations souvent confessionnelles — liées notamment à des courants conservateurs du christianisme ou de l’islam —, fondations, entreprises, think tanks, et, plus récemment, partis politiques.
La véritable rupture intervient toutefois au cours de la dernière décennie. Longtemps fragmentés, ces acteurs ont opéré un rapprochement stratégique, particulièrement visible durant le premier mandat de Donald Trump, puis amplifié pendant la pandémie de Covid-19. Portés par la diffusion des théories complotistes, l’usage intensif des réseaux sociaux et une défiance accrue envers l’État de droit, ils constituent désormais un mouvement politique structuré et transnational. Depuis le retour de Trump, cette dynamique s’est encore accélérée, y compris en France.
Les 165,7 millions d’euros identifiés dans notre pays ne doivent rien au hasard. La France est l’un des États les plus engagés dans la défense des droits des femmes et des droits sexuels et reproductifs — jusqu’à inscrire l’IVG dans la Constitution, avec le soutien d’environ 80 % de la population. À ce titre, elle devient une cible stratégique pour ces réseaux, qui cherchent à fragiliser ce modèle.
Concrètement, ces financements irriguent un ensemble d’organisations : fondations, associations, centres de recherche, mais aussi dispositifs de formation de futurs responsables politiques, souvent ancrés dans un catholicisme ultra-conservateur. Ils s’appuient également sur des relais médiatiques puissants. L’objectif est d’abord d’infuser leurs idées dans le débat public. Lorsqu’une chaîne d’information en continu présente l’avortement sous un angle biaisé ou alarmiste, en l’occurrence un présentateur a présenté l’avortement comme « la première cause de mortalité dans le monde » avec « 73 millions en 2022, soit 52 % des décès », il ne s’agit pas d’un simple dérapage, mais du symptôme d’une bataille idéologique déjà à l’œuvre dans certaines rédactions.
Dans un second temps, ces réseaux soutiennent des structures qui s’attaquent concrètement à l’accès aux droits, à l’information et à l’éducation. Les programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) sont ainsi devenus une cible privilégiée. Des collectifs comme Parents Vigilants diffusent des informations trompeuses auprès des élus pour en contester la légitimité et freiner leur mise en œuvre.
Enfin, l’objectif est clairement politique : investir les lieux de pouvoir. Si ces idées trouvent un écho à l’extrême droite, elles gagnent aussi du terrain au sein d’une droite conservatrice tentée par une « union des droites ». C’est précisément pour anticiper ces évolutions que la France a constitutionnalisé l’IVG : un acte à la fois symbolique et protecteur, destiné à garantir ce droit quelles que soient les alternances politiques.
Plus récemment, le rapport du Haut Conseil à l’Égalité constitue un signal d’alarme supplémentaire. Les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la diffusion de discours masculinistes de plus en plus décomplexés, visant particulièrement les jeunes hommes. Les services de l’État identifient déjà cette dynamique comme une menace à la fois sérieuse et diffuse.
Pour autant, ce constat ne doit pas occulter une autre réalité : une jeunesse de plus en plus mobilisée en faveur de l’égalité. Cet engagement est porteur d’espoir, à condition de lui donner les moyens de s’exprimer et d’agir.
Face à la montée du masculinisme, il est désormais urgent que l’État se dote d’un plan national pluriannuel ambitieux. C’est une priorité politique autant que démocratique.
Vous avez été rapporteur du rapport parlementaireRenforcer la diplomatie féministe face au risque de backlash global, qui repose sur 4 pilliers pour faire face aux remises en cause des droits des femmes. Dans un contexte international de plus en plus tendu, quels sont, selon vous, les leviers d’action les plus efficaces pour contrer ces dynamiques ? Et quel rôle spécifique la France peut-elle jouer ?
Le rapport que j’ai co-rédigé avec Marie-Noëlle Battistel s’articule autour de quatre leviers d’action, qui, ensemble, dessinent une stratégie de riposte face au backlash global contre les droits des femmes.
Le premier, c’est la parole politique. Elle doit être claire, constante et assumée. Dans toutes les enceintes — nationales, européennes, multilatérales —, la France et ses partenaires doivent porter sans ambiguïté l’égalité de genre, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et l’accès aux droits et à la santé sexuels et reproductifs. Ce combat ne peut plus être périphérique : il doit être au cœur de notre diplomatie.
Le deuxième levier, central, est celui des financements. Nous l’avons volontairement placé en tête des priorités opérationnelles, car il conditionne tout le reste. En face, les mouvements anti-droits disposent de moyens considérables et structurés. Pour y répondre, il faut garantir des financements publics stables, inscrits dans le temps, mais aussi mobiliser davantage les acteurs privés. Des outils existent, comme le Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF) : il est impératif de les sécuriser, avant même de les renforcer, notamment dans la perspective des grandes échéances internationales comme le G7.
Le troisième axe repose sur les alliances. Aucune réponse efficace ne peut être strictement nationale. Il faut renforcer les coalitions entre associations, parlementaires, entreprises et États. La conférence interministérielle sur les politiques féministes étrangères, organisée à Paris en octobre 2025, a marqué une étape importante avec une déclaration politique commune signée par une trentaine de pays. La prochaine édition, à Madrid, s’inscrit dans cette dynamique et témoigne d’une volonté de structurer un front commun.
Enfin, le quatrième levier concerne notre propre cohérence interne. La diplomatie féministe ne peut être crédible que si elle irrigue l’ensemble de l’appareil d’État. Cela suppose de former les administrations, de diffuser une culture de l’égalité dans tous les ministères concernés, et de maintenir des postes stratégiques, comme celui d’ambassadrice à la diplomatie féministe. Le laisser vacant, surtout en fin de mandat, enverrait un signal de désengagement particulièrement préoccupant.
Dans ce contexte, le rôle de la France est à la fois attendu et scruté. Dans un monde de plus en plus fragmenté, où les régimes autoritaires contestent les principes mêmes du multilatéralisme, elle a la responsabilité — en tant que membre du Conseil de sécurité — de porter un leadership politique fort. Mais ce leadership ne peut pas être uniquement déclaratif.
Or, c’est là que réside aujourd’hui une fragilité majeure. Ces dernières années, la France a significativement réduit certaines contributions essentielles, notamment au Fonds mondial ou à l’aide humanitaire. Ce décalage entre le discours et les moyens affaiblit notre crédibilité. Comme me le confiait un interlocuteur lors du One Health Summit à Lyon : « Les Américains ont parfois le mauvais discours, mais ils mettent les financements ; les Européens ont le bon discours, mais pas les moyens ». Et, en réalité, ce sont toujours les financements qui finissent par peser.
Si la France veut continuer à jouer un rôle moteur, elle doit donc aligner ses ambitions politiques avec ses engagements budgétaires. C’est à ce prix qu’elle pourra réellement peser dans le rapport de force international.
Vous avez participé à la 70e session de la Commission sur le statut de la femme, en mars 2026 à New York, marquée par une rupture inédite du consensus autour du texte final, notamment sur les droits sexuels et reproductifs et la notion de genre. Que s’est-il joué concrètement lors de ces négociations ? Et que révèle cet épisode de la politisation croissante des droits des femmes dans les enceintes internationales ?
C’était, très clairement, un moment de bascule — presque un moment de vérité pour la communauté internationale.
D’abord, il faut comprendre que les États-Unis ont fait un retour stratégique au sein de la Commission. Ils en étaient absents l’an dernier ; cette fois, ils ont tenu à siéger, grâce au retrait de l’Argentine à leur profit. Leur objectif était limpide : rompre le consensus, et afficher sans détour une ligne idéologique offensive. Ils y sont parvenus, en entraînant plusieurs États vers l’abstention — y compris des pays francophones comme la République Démocratique du Congo ou la Côte d’Ivoire, dont les positions ont parfois pris de court les diplomaties européennes au moment du vote.
Dans la foulée, Washington a déposé une résolution visant à détricoter les acquis issus des grandes conférences internationales, notamment Conférence de Pékin et Conférence du Caire. Le texte a été rejeté, mais il ne s’agit que d’un revers tactique : il sera représenté lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies. La stratégie est claire — politiser les droits des femmes pour mieux les fragiliser. Le discours porté par Donald Trump et ses alliés repose sur une inversion assumée : selon eux, l’égalité serait déjà acquise, et les combats féministes actuels constitueraient une menace pour les droits des hommes.
Ce qui s’est joué à New York dépasse donc largement un désaccord ponctuel. Cela révèle une mutation profonde : l’entrée dans une logique de rapport de force systématique au sein même des enceintes internationales. À moyen terme, l’objectif américain semble être de bloquer toute adoption de conclusions communes — un scénario déjà à l’œuvre dans d’autres instances onusiennes, comme la Commission de la population et du développement. La méthode est progressive : multiplier les abstentions, fissurer les alliances, puis faire basculer certains États dans l’opposition.
Un autre signal, plus discret mais tout aussi préoccupant, concerne l’accès même à ces espaces de négociation. De nombreuses militantes féministes et activistes LGBTQIA+ se voient désormais refuser des visas, ou imposer des cautions élevées pour entrer sur le territoire américain. Dans le même temps, les mouvements anti-droits gagnent en visibilité et en influence au sein de la Commission. Certaines organisations, y compris européennes, participent désormais à des événements parallèles organisés avec des think tanks conservateurs américains comme la Heritage Foundation.
Face à ces tensions, une question autrefois impensable émerge : celle de la relocalisation de la Commission. L’hypothèse de Nairobi, au Kenya, est aujourd’hui sérieusement envisagée, d’autant que plusieurs agences onusiennes y sont déjà implantées. Ce déplacement permettrait aussi de rééquilibrer l’accès à ces espaces, en facilitant la participation des activistes du Sud, aujourd’hui particulièrement pénalisées.
Au fond, cet épisode acte une politisation croissante — et assumée — des droits des femmes dans les arènes internationales. Ce qui relevait hier d’un socle commun est désormais devenu un champ de confrontation idéologique à part entière. Et c’est précisément ce qui en fait un enjeu central des équilibres géopolitiques à venir.
En France, malgré un cadre législatif relativement avancé, de nombreuses associations et acteurs de terrain pointent un écart persistant entre les droits formels et leur effectivité, notamment en matière de violences ou d’accès aux services. Comment expliquez-vous ce décalage ? Est-ce avant tout une question de moyens, de mise en œuvre des politiques publiques, ou de transformation plus profonde des normes sociales ?
Le décalage est réel, et il tient à plusieurs facteurs qui se cumulent plus qu’ils ne s’opposent.
Il y a, d’abord, une question de moyens — indéniable. Les associations de terrain voient leur activité augmenter en continu, parce que les besoins explosent. Les violences envers les femmes et les enfants, notamment, sont un véritable fléau qui perdure dans tous les territoires, dans toute notre société. Or, l’État s’appuie largement sur elles pour assurer ce qui relève, de fait, d’une mission de service public : accompagnement des femmes victimes de violences, accès aux droits, lutte contre les inégalités, présence dans des territoires parfois délaissés. Dans le même temps, elles doivent faire face à une pression croissante, y compris de la part de mouvements anti-droits.
Dans ces conditions, il est indispensable de leur donner de la visibilité et de la stabilité : cela passe par des financements à la hauteur, mais aussi par des conventions pluriannuelles et des cadres administratifs qui soutiennent leur action au lieu de la contraindre.
Mais la question ne se limite pas aux moyens. Elle est aussi organisationnelle. Il faut améliorer l’efficience du tissu associatif, en facilitant par exemple la mutualisation de certaines fonctions à l’échelle régionale, et en accompagnant ces structures dans leur transition numérique. Les outils digitaux — y compris l’intelligence artificielle — peuvent être de puissants leviers pour alléger la gestion quotidienne et recentrer les équipes sur leur cœur de mission, à condition de préserver leur indépendance et garantir leur sécurité.
Autre enjeu clé : la diversification des financements. La coopération entre acteurs publics et privés doit être pleinement assumée. Ce n’est ni un tabou ni une menace, à partir du moment où l’indépendance des associations est garantie. Au contraire, c’est une condition pour consolider durablement leur modèle et amplifier leur impact. C’est d’ailleurs l’un des axes structurants de notre réflexion sur les coalitions. Il faut également garantir la sécurité juridique des associations et de leurs actions. Nous devrons notamment évaluer précisément les conséquences négatives de la mise en place du contrat d’engagement républicain qui m’ont été remontées à plusieurs reprises.
Enfin, ce décalage révèle aussi un problème plus profond : celui de la mise en œuvre concrète des politiques publiques. Trop souvent, entre l’annonce politique et la réalité de terrain, le temps s’étire — parfois jusqu’à vider la mesure de sa portée.
L’exemple de la gratuité des protections périodiques réutilisables pour les moins de 25 ans est, à cet égard, particulièrement parlant. La mesure a été annoncée par Élisabeth Borne, votée par le Parlement, mais trois ans plus tard, le décret d’application n’est toujours pas publié. Résultat : des initiatives économiques fragilisées, comme celle d’une entreprise bretonne qui avait investi en anticipation, et, surtout, des situations indignes qui persistent. Dans certaines écoles des Côtes-d’Armor, des jeunes filles continuent d’utiliser des solutions de fortune — papier ou même tranche de pain — faute d’accès à des protections adaptées.
Ce cas illustre une réalité plus large : les droits des femmes ne manquent pas tant sur le papier qu’ils ne peinent à se traduire dans les faits. Et tant que leur mise en œuvre restera conditionnée à des arbitrages budgétaires ou administratifs, ce décalage persistera. Or, il ne s’agit pas de mesures secondaires : ce sont des enjeux de santé, de dignité et d’émancipation.
La Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale joue un rôle d’évaluation et de proposition, mais reste peu visible. Quel est aujourd’hui son rôle et son pouvoir dans la fabrique de la loi ? Et, plus largement, quels vous semblent être les angles morts des politiques publiques en matière de droits des femmes sur lesquels le Parlement devrait se saisir en priorité dans les années à venir ?
La Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale joue un rôle central. Sa force tient à sa nature profondément transversale : elle réunit des parlementaires issus de toutes les commissions et partis, ce qui lui permet d’appréhender les droits des femmes dans toute leur complexité, de la diplomatie féministe à l’accès à l’IVG, en passant par l’égalité professionnelle, les réalités du monde rural ou encore le sport. C’est précisément cette approche globale qui fait sa valeur. J’ai d’ailleurs toujours défendu l’idée d’une organisation interministérielle équivalente au sein du gouvernement : les droits des femmes ne sont pas un sujet sectoriel, ils traversent l’ensemble des politiques publiques.
Mais cette ambition se heurte à des limites très concrètes. Les moyens restent insuffisants, qu’il s’agisse des ressources humaines, des capacités d’expertise ou même des conditions matérielles de travail. Le contraste est frappant entre l’ampleur des enjeux et la modestie des moyens alloués. Une évolution nécessaire consisterait à renforcer le poids institutionnel de la Délégation, en donnant à ses avis une portée comparable à ceux des commissions permanentes — sans pour autant la transformer en commission, au risque de perdre ce qui fait sa spécificité : sa transversalité.
Concernant les politiques publiques, plusieurs angles morts appellent aujourd’hui une mobilisation prioritaire du Parlement.
Le premier concerne la diplomatie féministe. Le travail engagé ces dernières années doit s’inscrire dans la durée, au-delà des échéances politiques. L’enjeu est clair : éviter que ces politiques ne dépendent des alternances, et en faire un pilier structurant de l’action extérieure de la France.
Le deuxième chantier est celui de l’égalité professionnelle. La transposition à venir de la directive européenne sur la transparence des salaires ouvre une fenêtre d’opportunité. Mais il faudra aller plus loin que les outils existants, notamment l’index Pénicaud, en développant des indicateurs plus précis et plus exigeants. L’objectif n’est pas seulement de corriger des écarts, mais de démontrer que la parité dans les instances de décision améliore concrètement la qualité des décisions.
Troisième priorité : la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Malgré les avancées, le niveau reste alarmant. Il est temps de franchir une nouvelle étape avec une loi-cadre ambitieuse, capable d’articuler prévention, protection et sanction, tout en intégrant les mutations récentes, notamment la montée des discours et des violences masculinistes. A ce titre, il paraît intéressant de se pencher sur l’exemple espagnol du Pacte d’État qui a permis de sanctuariser la lutte contre les violences de genre, au-delà des alternances politiques.
Enfin, la question de la santé demeure un angle mort majeur. Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent, tant dans la recherche que dans la prévention ou l’accès aux soins. Cela concerne aussi bien la santé sexuelle et reproductive que la prise en charge globale des pathologies, encore trop souvent pensée à partir de standards masculins.
Au fond, le combat pour les droits des femmes en France est loin d’être achevé. Mais c’est un combat structurant, qui engage la qualité même de notre démocratie. Et c’est précisément pour cela qu’il doit rester une priorité politique, portée collectivement et dans la durée.