Présentation du projet
Dans la région de Kapatrès en Guinée-Bissau, les femmes travaillant dans les exploitations de saliculture font bouillir de la saumure (eau très salée) pour en récolter le sel, une activité gourmande en bois de mangrove et néfaste pour leur santé en raison des émanations de fumées. L’association Univers-Sel a développé, avec des producteurs locaux et des paludiers de Guérande, une technique de production écoresponsable, la saliculture solaire, qui permet de récupérer le sel en faisant sécher la saumure sur des bâches exposées au soleil.
Pendant une première phase de trois ans (2016-2019) soutenue par la Fondation, 48 productrices-relais ont été formées à la saliculture solaire et ont transmis leurs compétences à 1 000 femmes. Lors d’une nouvelle phase de trois ans (2020-2022), Univers-Sel souhaite renforcer l’ancrage et la diffusion de la technique en mettant en place deux exploitations de référence servant de lieux d’expérimentation technique et de formation, organiser six visites d’échanges entre les différents sites, créer une interprofession pour coordonner les acteurs de la filière salicole et former 20 nouvelles productrices-relais qui transmettront leurs connaissances à 500 autres productrices.
Le projet vise également à renforcer et diversifier les compétences des femmes à travers la formation de 80 productrices en alphabétisation, gestion financière et bonne gouvernance, la constitution de deux organisations villageoises de productrices de sel afin de mutualiser production et vente, l’accompagnement des femmes dans le développement d’activités génératrices de revenus complémentaires et la réalisation de nouvelles expérimentations techniques.
L’impact du projet est multiple, à la fois pour l’environnement, avec la réduction de la consommation de bois et la régénérescence de la mangrove, et pour les productrices, avec l’augmentation de leurs revenus, l’amélioration de leurs conditions de vie et de leur santé.